FLASH ACTU :
"Abidjan on dit quoi" une exposition de jeunes talents,à la Rotonde des Arts du mardi 25 septembre au 24 octobre 2012.
Intégration culturelle: Le Festival des Arts et de la culture CEDEAO (ECOFEST) prévu en 2013.
CEDEAO: Vers une expérimentation de trois (3) langues transfrontalières, à savoir, le Peul, le mandingue et haoussa (Recommandation ACALAN)
Du 15 septembre au 17 novembre 2012,la Galerie Cécile Fakhoury présente : "Aujourd'hui je travaille avec mon petit fils Aboudia"
La fondation Blachère présentera du 29 juin au 7 octobre 2012, "Des tigres et des peintres"
 
 

 
Pillage des biens culturels : Le trafic illicite des objets d’art africains estimé à près de 400 millions de dollars Us
 
Par exemple au Nigeria les musées sont fréquemment pillés par des voleurs avec la complicité de personnel de musée.
 
Restitution du Patrimoine Historique Pillé pour une Renaissance Culturelle Africaine
INTRODUCTION
Depuis un certain nombre d’années la question des objets d’art africains qui ont quittés l’Afrique légalement ou illégalement est devenu un sujet qui préoccupe les décideurs politiques et les professionnels du patrimoine culturel africain. Cette question de restitution des objets d’art africains pillés et volés est un sujet très délicat qui est au centre de débats interminables depuis plusieurs années, qui revient à chaque fois.

Les positions de l’élite politique et professionnelle africains divergent et sont souvent tranchées. Chaque camp développe des arguments qui méritent d’être pris en considération.

Le débat est toujours d’actualité c’est pourquoi lorsque le CODESRIA m’a demandé de faire un exposé sur le sujet à l’occasion du symposium international d' Accra, j’ai tout de suite accepté.

Je l’ai accepté tout d’abord en tant que en tant que professionnel de patrimoine et ensuite en tant que Directeur du Programme des Musées de l’Afrique de l’Ouest (WAMP) car notre organisation est chaque fois interpellée sur le sujet.

J’ai également eu la chance de voir ce qui se passe des deux cotés ; c'est-à-dire du côté africain car ayant été directeur du patrimoine culturel et des musées du Burkina Faso et du coté européen et américain en tant que chercheur et étudiant dans de nombreux musées tels que Le Musée des arts d’Afrique et d’Océanie, de Paris et de Marseille, le Musée de Tervuren de Bruxelles, le Musée Barbier Muller de Genève, le Musée des Pères Blancs de Lyon, le Musée d’art africain de la Smithsonian de Washington, le Metropolitan Museum of Art de New York, le Art Institute de Chicago, et de nombreux autres musées universitaires américains et européens ce qui m'a permis de mieux apprécier la situation.

Ce problème de restitution de biens culturel a son coté émotionnel qui veut que les africains soient attachés à leurs culture et tradition des qu’ils constatent qu’une partie de leur patrimoine est entre les mains d’autres personnes. Mais il y’a aussi et surtout le côté professionnel ou un certain nombre de questions reste à être posé.

Dans ma présentation, j’e parlerai tout d’abord de l’art africain, de la découverte de cet art par les occidentaux, ensuite de leur collecte et exportation vers l’Europe et les Amériques. Je terminerai mon exposé par la formulation de quelques suggestions pour une meilleure promotion de l’art africain dans une nouvelle afrique.

L’ART AFRICAIN

L’art africain a depuis un certain temps pris sa place aux cotés des autres arts et traditions du monde. Beaucoup a été écrit sur l’art africain et sur son impact sur les oeuvres de Picasso, Derain, Braque, Matisse et d’autres fameux peintres occidentaux du début du siècle passé.

En parlant ici d’art africain ici je parlerai essentiellement des arts d’Afrique noire qui sont d’une grande diversité et variété. Les objets d’art africains les plus connus sont par exemple les fameuses terre cuite de la Culture Nok créés entre la seconde moitie de l’ère AV JC et le 3è siècle après JC dans la région actuelle du centre du Nigeria ; les Terres cuites de Djenné fabriquée entre le 11 siècle et le 15 siècle au Mali, les célèbres bronzes Igbo Ikwu au Nigeria de l’Est datée du 9 siècle, les objets de la cité sacrée de Ile Ife, les bronzes de Bénin city, pillés par les britanniques en 1897 qui ont permis au monde de mieux apprécier l’art africain. Il y a également les masques et statuettes Bwaba, Bamana, Sénoufo et Baoulé de l’Afrique de l’ouest, les sièges royaux et les mesures d’or des Akan, les statuettes Fang du Gabon et autres masques et statuettes de l’Afrique centrale.

Ces pièces magnifiques ne sont seulement qu’une infime partie de l’achèvement de la culture et du raffinement de l’art africain. Malgré ces énormes et impressionnantes réalisations artistiques, l’Afrique était il y a quelques années encore considérée par les occidentaux comme un continent sans passé et sans histoire artistique.

Mais ce que l’on appelle aujourd’hui art africain n’est pas seulement l’art pour les Africains mais est une manifestation profondément liée aux vies des peuples qui fabriquent utilisent ces objets. L’art africain est une profonde relation entre l’expression esthétique, croyances religieuses, structure sociales, et les sentiments individuels. Dans la société traditionnelle africaine, l’art est enraciné dans l’expression humaine.

DECOUVERTE DE L’ART AFRICAIN PAR LES OCCIDENTAUX

Les côtes africaines furent pour la première fois découvertes au 15 siècle par les Portugais qui organisèrent plusieurs voyages à la recherche de voies maritimes pour l’orient. Ils furent suivis au 16è siècle par les Hollandais, les Britanniques et les Français, qui ensemble avec les Portugais établirent des comptoirs commerciaux le long des côtes atlantique et de l’océan indien.

Au début les commerçants européens étaient intéressés uniquement par l’or, l’ivoire et les épices qu’ils trouvaient en abondance avant de s’embarquer dans le commerce des esclaves. Par la suite ces commerçants commencèrent à s’intéresser aux objets taillés en ivoire et firent des commandes auprès des artistes de Sierra Leone et de Bénin City.

Ces objets aujourd’hui appelés « ivoires afro portugaises » consistaient en des pots de sels, des cuillères et fourchettes qu’ils exposaient dans des cabinets de curiosité permis d’autres objets exotiques.

En fait au premier contact avec l’Afrique les occidentaux ont tout de suite été frappés par les objets d’art africain mais pas toujours de façon positive car beaucoup d’objets ont été détruits comme étant des objets primitifs.

Les objets d’art africains ne furent cependant connus en Europe et en Amérique que durant la seconde moitié du 19 siècles et considérés comme des objets de curiosités. Les premiers objets à attirer l’attention du public européen furent les bronzes et les ivoires ramenés de Bénin city après l’expédition militaire britanniques de 1897. L’apparition de la révolution industrielle créa un besoin d’importation de matières premières pour les usines en Europe et la recherche des débouchés pour les produits manufacturés. Les Européens qui en Afrique faisaient le commerce d’épices furent obligés de pénétrer à l’intérieur du continent pour acheter les matières premières. Beaucoup de compagnies payèrent les services d’explorateurs pour ces missions. Durant cette période suivie par le partage de l’Afrique et la colonisation, beaucoup d’objets furent collectés par les explorateurs, les commerçants , les missionnaires et les administrateurs coloniaux et envoyés en Europe.

Ce n’est qu’à la fin du 19 siècle que l’art africain a commencé à faire l’objet d’investigation scientifique et ethnographique et des conservateurs très connus tels que l’allemand Félix von Lusban ont prêché la beauté et la force de l’art africain. Et au début du 20 siècle, l’art africain a été découvert par des artistes avant-gardistes en quête de nouveau mode d’expression se retrouvant au centre d’une révolution artistique occidentale.

Selon les versions de l’époque c’est en 1905 que le peintre Maurice de Vlamnick acheta une paire de statuette africaine dans un bar. Après bien d’autres artistes tels que Picasso, Matisse, Braque, Beton collectionnèrent les objets d’art africains. Et la suite fut l’influence de l’art africain sur les oeuvres de ces artistes avec l’apparition des formes cubiques.

Les musées occidentaux aussi commencèrent à collecter d’importantes collections d’art africain avec l’organisation d’expéditions scientifiques en ce 20 siècle. L’expédition scientifique le Paris Djibouti organisée par Michel Leris et Marcel Griaule en 1931 a par exemple profondément contribué à la découverte de l’étude des faits, croyances, organisation sociale des groupes tels que les Dogons, et les Bamana et la richesse de leur art.

Dans les colonies, les colonisateurs ont crée des institutions pour collecter les objets de la culture matérielle des peuples colonisés. Ainsi l’IFAN fut crée dans les colonies française, avec pour mission première de collecter des objets de ces peuples « barbares » à qui la France apportait la « civilisation ». Des expositions nationales et universelles furent organisées ou des collections entières étaient transportées dans les métropoles occidentales avec par la suite la création des musées des colonies telles quelle MAAO, (aujourd’hui fermé), et Tervuren en Belgique.

COMMENT LES OBJETS ONT ATTEINT L’EUROPE ?

En plus des administrateurs coloniaux, les missionnaires ont aussi joué un grand rôle dans le transfert des objets vers l’europe. Par exemple les premiers objets Sénoufo à atteindre l’Europe ont été fait grâce à la complicité des missionnaires. Un certain Massa s’est un jour proclamé prophète dans le pays senoufo et a demandé à tous les Senufo de jeter ou de brûler leurs objets d’adoration afin d’être convertis dans sa nouvelle religion. Beaucoup d’entre eux jetèrent ou brûlèrent leurs masques, statuettes et autres amulettes, qui par « enchantement » se sont retrouvés dans des musées Suisses grâce aux missionnaires présents et à un certain dealer nommé Emile Storer.

Apres les indépendances et la transformation des musées locaux en musées nationaux, les objets ont continué à quitter l’Afrique par le biais des valises diplomatiques, des cadeaux fait aux officiels européens en visite dans nos pays et par le vol et le pillage organisées par des officiels, responsables de musées et de certains membres des communautés villageoises. En effet durant ces dernières années plusieurs milliers d’objets d’art furent volés des musées nationaux, des universités et directement des villages et des sites archéologiques, tels que des masques, des figures, des terres cuites, des mobiliers, et ont pris pour destination l’Europe et les Etats-Unis.

Selon Interpool le trafic illicite des objets d’art africains est estimé à près de 400 millions de USD par an et cela ne fait que s’empirer.

Dans plusieurs pays les musées sont les premières cibles des voleurs. Par exemple au Nigeria les musées sont fréquemment pillés par des voleurs avec la complicité de personnel de musée. Par exemple en 1994 le musée de Ile Ife fut cambriolé pour la troisième fois dans la même année et des objets célèbres datant du 12 et 13 siècles dont des têtes en bronze d’une valeur de près 200 millions de DUS ont été emportés.

Dans certains musées les vols sont plus subtils ; les objets de valeur sont remplacés par des copies et vendus à l’extérieur.

Aujourd’hui il est difficile de trouver des objets de grandes valeurs dans certains de nos musées. Aussi quant les experts et les musées occidentaux veulent acheter des objets africains de valeur ils ne viennent plus en Afrique, ils savent ou les trouver en Europe et aux Etats Unis.

POURQUOI CES VOLS ET PILLAGES?

1. Indifférence des gouvernements

En Afrique tropicale les premiers musées ont été crées au début du siècle dernier par les colons portugais et britanniques; ils contenaient surtout des spécimen géologiques ou minéralogiques , dont l’étude devait permettre la mise en valeur des territoires ou des documents racontant l’histoire des premiers colons. Lieux de mémoire, des musées, notamment dans les territoires anglais, sont érigés en hommage aux personnages importants de la nation britannique, et permettent ainsi de renforcer le lien entre la métropole et la colonie.

D’abord conçu comme un lieu destiné à favoriser la mise en valeur des territoires conquis et à célébrer la colonisation européenne, le musée devient, à partir des années 1940, un centre de recherches sur les cultures et l’histoire africaines, pour permettre une meilleure connaissance des peuples africains, et faciliter ainsi les politiques coloniales.

Défini essentiellement comme un lieu de recherche, le musée était dans les territoires français et belges, une mise en scène de l’ethnographie coloniale, fondée sur les divisions ethniques. Apres les indépendances la plupart des musées coloniaux ont été transformés en musées nationaux. Mais les volontés affichées par les gouvernements dans la création de ces musées nationaux n’ont pas suivi car les gouvernements africains dans la majorité n’ont jamais su (ou voulu) mettre en place une politique muséale conséquente et adaptée aux conditions de nos pays.

Avant les indépendances beaucoup de ses musées étaient uniquement réservés aux occidentaux. Après les indépendances beaucoup de musées restent toujours réservés aux étrangers. Aucune transformation de fonds n’a été opérée pour changer le concept et le contenu des musées africains. Le musée est donc resté une institution étrangère dans nos pays.

La preuve est que plusieurs musées ont continué à être dirigés pendant longtemps par des expatriés après les indépendances.

2.La pauvreté

Les peuples africains n’accordent pas la même valeur monétaire à l’objet d’art autant que les occidentaux. L’art chez l’Africain est sacré ou utilitaire. Avec les différences famines et les conditions difficiles de survie, les populations ont commencé à vendre sous l’instigation de dealers tout ce qu’ils pouvaient vendre. Egalement beaucoup d’employés de musées se retrouvant sans salaire ou avec des salaires de misères n’hésitent pas à vendre des objets pris dans les collections à des visiteurs indélicats.

Aujourd’hui les paysans délaissent leur champ pour aller creuser dans les sites archéologiques au Mali, au Niger, au Nigeria et ailleurs. L’Ethiopie essaye difficilement de protéger son patrimoine religieux, au Kenya et en Tanzanie les Vivango post mortuaires sont volés sur les tombes.

Ainsi l’approfondissement de la pauvreté en Afrique a transformé les habitudes poussant les détenteurs d’objets à brader une partie de leur patrimoine.

3. Les guerres

Les guerres civiles et ethniques dans nos régions ont favorisé le pillage systématique des musées et des sites archéologiques, comme ce fut le cas au Liberia, Sierra Léone, au Nigeria, au Congo en Somalie, etc. . Des soldats mal payés pillent systématiquement les musées et les objets volés se retrouvent plus tard dans des collections en Europe et aux Etats Unis.

4. Valeur de l’art africain

Longtemps considéré comme un art primitif et sans objet, aujourd’hui l’art africain se reconnaît dans sa valeur intrinsèque. Cela se remarque par la création à l’intérieur des grands musées occidentaux de sections réservées à l’art africain.

Le British Museum, le Musée de Tervuren, le Metroplitan Museum of Art de New York, Le Musée d’art africain de la Smithsonian, et aujourd’hui le Louvre pour ne citer que ceux là, ont chacun une section consacrée à l’art africain.

Ces prestigieuses institutions ont donné une certaine valeur à l’art africain, développant ainsi un réseau plus intéressé de collectionneurs d’art et des dealers prêts à tout pour enrichir leur collection et satisfaire leur clientèle.

Les gouvernements ont essayé de mettre fin à ces trafics en créant des lois réglementant la sortie des objets d’art. Mais cela n’a pas arrêté le trafic illicite et le pillage car les législations sont soient incomplètes ou même violés par ceux là même chargés de le faire respecter. Par ailleurs, les agents de sécurité (police, gendarmerie, douane) ne sont pas suffisamment formés pour faire face à ce trafic.

En plus des actions des gouvernements d’autres actions sont menées sur le plan international pour endiguer le fléau. C’est ainsi que l’on peut citer entre autre la Convention de l’UNESCO de 1970 concernant les mesures à prendre pour empêcher et interdire l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels. Depuis l’adoption de cette convention seulement près de 80 pays l’ont ratifié.

Les Etats-Unis est l’un des grands pays à avoir ratifié la Convention de 1970 et travaille à son application. Le Mali est à ce jour le seul pays africain à avoir soumis une demande officielle de protection de son patrimoine culturel au gouvernement américain.

L’action de l’ICOM dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels se concentre principalement sur les aspects international, non gouvernemental et professionnel du problème.

QUE FAUT-IL FAIRE ?

Aujourd’hui nous nous retrouvons dans une situation où les objets africains sont mieux représentés dans les musées occidentaux que dans nos musées. Ceci fait que ce sont ces musées sont le plus souvent visités par nos officiels lors des visites officielles en Europe ou en Amérique alors qu’ils ne savent souvent même pas qu’ils ont un musée dans leur propre pays. C’est sûrement au cours de ces visites que certains ont commencé à suggérer le retour de ces objets en Afrique.

Cela est naturel et légitime car on peut dire que ce qui est en Afrique doit revenir en Afrique surtout si l’on sait comment certains objet sont arrivés là ou ils sont. Mais les conditions sont-elles réunies dans nos pays pour recevoir ces objets ? A ce sujet quelques questions méritent d’être posées.

1. Quels objets faut–il réclamer
Les objets qui sont généralement exposés dans les musées européens sont des objets sacrés et des objets utilitaires. Que faut–il réclamer ? Tous les objets ou les seuls objets sacrés ou religieux.
2. A qui faut–il remettre les objets ?
Faut-il ramener les objets dans les musées nationaux, ou faut–il les remettre aux anciens propriétaires dans les villages. Peut on reconnaître aujourd’hui les légitimes propriétaires d’un objets ayant quitté un village au 19 siècle ? Si oui les familles sont–elles prêtes à les recevoir et dans quelles conditions ?

QUELQUES SUGGESTIONS OU PISTES DE SOLUTION

Il est certain que les objets qui ont quitté Afrique constituent un préjudice pour le continent. Car des pans entiers de notre passé se trouve à l’extérieur. Mais il faut également reconnaître que ces objets ont contribué à la promotion de l’art africain. En ce monde de globalisation ou il n’y a plus tellement de frontière, ou les distances sont réduites et l’information disponible à temps réel, il serait bon de trouver des solutions professionnelles à la question de la présence de ces objets dans les musées et collections occidentales.

C’est pourquoi je propose :

1. De faire un inventaire des objets existant dans les musées étrangers en collaboration avec les musées concernés

2. développer des relations de coopération et de collaboration entre les grands musées occidentaux et africain en vue de discuter et de suivre l’état de ces objets : par la fourniture d’information, la formation et une assistance technique au profit de ces mussées

3. La mise en place dans nos Etats d’une réelle politique muséale en donnant des moyens adéquats aux musées et plus de considération au personnel des musées en assurant une sécurisation des biens culturels, et l’application effective des législations sur la protection du patrimoine et leur harmonisation.

4. la création d’un nouveau type de musée en Afrique adapté aux réalités africaine et respectant les normes internationales.

ROLE DU WAMP DANS LA RENAISSANCE DU PATRIMOINE ARTISTIQUE AFRICAIN

Le Programme des Musées de l’Afrique de l’Ouest (WAMP) est une Organisation Non Gouvernementale internationale crée en 1982 dont la mission est de contribuer au développement des musées en Afrique de l’ouest par le renforcement de leur capacités, et le développement d’un réseau de professionnels de musées au delà des barrières linguistiques et géographiques.

Le WAMP est la première organisation professionnelle africaine, apolitique et indépendante qui s‘est consacré entièrement au développement des musées durant ces vingt dernières années. Le WAMP collabore avec plus de 150 musées publics, privés et communautaires dans les 16 pays de l’Afrique de l’Ouest et le Cameroun.

Les actions du WAMP ont permis entre autre de faire changer le rôle de certains musées passant d’une orientation « ethnographique » en une autre qui met l’accent sur l’inclusion de la société moderne dans la culture. En Afrique, les musées doivent être des instruments pour assurer la préservation culturelle et l’éducation.

Aujourd’hui les communautés locales à travers l’Afrique font face à la globalisation de l’économie. Aussi les musées africains doivent être des remparts contre cette globalisation culturelle. Nous croyons que cela constitue une des conditions préalables au développement socio-économique, et encourageons les musées à jouer un rôle actif dans ce processus en établissant des liens plus solides avec leurs communautés.

Que peut faire le WAMP ?

Le WAMP dans le cadre de sa mission peut :

1. aider à identifier les musées occidentaux ayant des objets africains et être un garant pour ces musées vis à vis de la communauté internationale. Cela est possible aujourd’hui grâce au NTIC. Des actions d’inventaire, d’identification et de numérisation peuvent être initiées dans ce sens.

2. aider à renforcer les capacités des musées africains afin de les mettre aux normes internationales au niveau de la formation du personnel, de l’équipement, et des conditions de sécurité et de conservation du patrimoine culturel

3. mettre en contact musées africains et musées occidentaux afin d’établir des relations de partenariat dans le but de mieux faire connaître l’art africain par l’apport d’information crédibles sur les objets afin de mieux faire connaître le patrimoine africain à travers le monde.

CONCLUSION

Aujourd’hui il faut reconnaître que le patrimoine artistique exposé dans les musées et collections européenne et américaines est devenu un patrimoine mondial. Il appartient autant aux africains qu’aux autres peuples du monde qui ont et continué à l’apprécier grâce aux efforts consentis par ces institutions. Cela n’est peut être pas une excuse pour ne pas réclamer la restitution d’ un certain nombre de biens culturels qui ont été littéralement pillés ces dernières années. La cote de l’art africain sur le marché international ne facilite pas les choses car plus l’art africain est coté plus le pillage s’accentue.

Aussi à notre avis une concertation devrait se mener entre les professionnels des institutions du nord et du sud pour discuter au cas par cas et trouver des solutions idoines. Car il ne sert à rien demander la restitution des objets d’art africains dans les musées occidentaux pour les retrouver le lendemain sur le marché et les collections privés.
Par Bourema Diamitani,
 

 

 

 
 
 
   
   
 
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