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FLASH ACTU :
"Abidjan on dit quoi" une exposition de jeunes talents,à la Rotonde des Arts du mardi 25 septembre au 24 octobre 2012.
Intégration culturelle: Le Festival des Arts et de la culture CEDEAO (ECOFEST) prévu en 2013.
CEDEAO: Vers une expérimentation de trois (3) langues transfrontalières, à savoir, le Peul, le mandingue et haoussa (Recommandation ACALAN)
Du 15 septembre au 17 novembre 2012,la Galerie Cécile Fakhoury présente : "Aujourd'hui je travaille avec mon petit fils Aboudia"
La fondation Blachère présentera du 29 juin au 7 octobre 2012, "Des tigres et des peintres"
 
 

 
Arts et de la culture : BILAN ET PERSPECTIVES DU MINISTRE BANDAMAN MAURICE
 
Le 16 août dernier, à la Tribune du Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (Gepci), le Ministre de la culture et de la francophonie, Maurice Bandaman a présenté son bilan depuis juin 2011, date de sa nomination.

C’est avec beaucoup de joie que je retrouve ma famille des medias, ayant été PCA de la RTI, pour faire le bilan de la gestion de la Francophonie, des Arts et de la Culture en Côte d’Ivoire, au titre de l’exercice de juin 2011 à ce jour.
Il me plait de saluer le Président et les différents responsables du Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire (GEPCI) car « La Tribune du GEPCI » m’offre l’opportunité d’échanger sur la volonté du Chef de l’Etat, SEM Alassane OUATTARA de relever les défis post-crise afin d’amorcer le développement socio- économique de la Côte d’Ivoire.
En effet, dès ma nomination au poste de Ministre de la Culture et de la Francophonie, je me suis fait fort de tracer les sillons visant à décliner en actes concrets, la vision du Chef de l’Etat et du Gouvernement qui est de faire de « la culture, une dimension essentielle du développement économique et social de la Côte d’Ivoire » car pour tous, « la culture est le ciment de la Nation et est un facteur d’identité forte qui renforce le sentiment d’appartenance à une même communauté nationale. »
Sur cette base, il est essentiel de noter que le Président de la République a placé la culture et la Francophonie « aux avant-postes de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale et du repositionnement de la Côte d’Ivoire tant dans l’espace francophone que dans le concert des nations ».
En effet, le secteur culturel est reconnu comme étant « un instrument de développement économique et social à travers les industries culturelles qui sont créatrices de richesses et d’emplois, notamment pour les jeunes ». Aussi, des actions pour valoriser la Culture d’une part et, la Francophonie d’autre part, ont-elles été menées, autour de sept (07) objectifs spécifiques :
• Renforcer l’unité nationale et la cohésion sociale à travers la Culture et les Arts ;
• Sauvegarder, protéger et valoriser le patrimoine culturel matériel et immatériel ;
• Structurer et développer les industries culturelles ;
• Procéder à un aménagement culturel du territoire et redynamiser la vie artistique et culturelle nationale ;
• Repositionner la Côte d’Ivoire dans le monde francophone et affirmer sa présence dynamique dans le concert des nations
• Promouvoir la bonne gouvernance et la professionnalisation du secteur des Arts et de la Culture ;
• Améliorer la qualité de Service, la visibilité et les performances du Ministère de la Culture et de la Francophonie
Aussi, apparait-il nécessaire de procéder à un bilan, après une année de plein exercice, afin de saisir l’enjeu et la portée réelle de la mission nationale et internationale assignée au Ministère.
Ledit bilan constitue ainsi, l’occasion d’une évaluation objective des résultats obtenus, au lendemain d’une décennie de crise sociopolitique qui a désorganisé les fondamentaux culturels de notre pays, au regard des moyens mis à disposition, en lien avec cette préoccupation:
-Quel est l’état des lieux ?
- Quel est l’impact de la contribution du Ministère à la réconciliation nationale et à la résorption du chômage des jeunes?
- Quel est l’environnement institutionnel et administratif qui sous-tend l’exercice des missions assignées ?
- Quels sont les résultats concrets obtenus et leurs impacts sur l’unité nationale, la résorption du chômage, l’amélioration des conditions d’existence des créateurs, le repositionnement de la Côte d’Ivoire, recherchés par les autorités et la population ivoirienne ?
- Quelles sont les perspectives ?
C’est dans le but de communiquer sur ces aspects, à l’endroit du public, de la presse nationale et internationale que nous avons saisi l’opportunité que la « Tribune du GEPCI » offre.
Mon intervention s’articulera donc, autour de la problématique susmentionnée.

I-Etat des lieux

Le Ministère de la Culture et de la Francophonie s’inscrivait dans une dynamique pleine de promesses, surtout au début des années 1990 lorsque, sous la direction de Monsieur Alassane Ouattara, Premier Ministre d’alors, Mme Henriette Diabaté était aux affaires.
Pour mémoire, Mme Diabaté avait pu obtenir la création, en Côte d’Ivoire, de manifestations d’envergure internationales qui faisaient de la Côte d’Ivoire une vitrine de l’art et de la culture.
Malheureusement, ce bel espoir pour la vie artistique et culturelle ivoirienne a été mis à mal, en particulier, par la crise postélectorale.
Aussi, à ma prise de fonction, c’est un domaine des arts et de la culture sinistré, à l’image du pays que j’ai eu en charge.
A titre d’exemple :

Arts visuels
- Dans le domaine des arts visuels, les GRAPHOLIES dont nous étions tous fiers avaient été supprimées et n’étaient plus qu’un vieux souvenir. Aucune autre manifestation d’envergure pouvant compenser cette disparition n’était programmée.
- Les galeries étaient mal en point et peinaient à rester ouvertes, car la vie des arts visuels était plombée.
- Le Musée des Civilisations de Côte d’Ivoire, qui concentre une part importante de notre patrimoine national, avait fait l'objet d’un saccage et d'un pillage systématique. Une part de ses pièces importantes a été emportée. Le bâtiment du Musée lui-même tombait en désuétude.
- Dans le domaine du cinéma, les productions se sont raréfiées du fait du mauvais environnement, obligeant de nombreux cinéastes talentueux au silence.

Arts de la scène
- Dans le domaine des arts de la scène, le théâtre par exemple, fleuron de nos arts de la scène pendant de longues années avec les troupes de l’INA, de l’Union Théâtrale de Côte d’Ivoire (UTCI) d’Adjé Daniel, le Kotéba, le Ki-Yi Mbock, le Bin Kadi So, le Didiga,le Cercle du Duo Théâtre de Koffi Kwahulé et Guédéba Martin, le Soleil de Cocody, la Compagnie Djiboua de Divo, etc., était comme au point mort. Les représentations théâtrales ne se faisaient presque plus ; et l’avenir se faisait sombre pour tous les professionnels du secteur.

Arts de la parole
et de l’écrit
Dans le domaine des arts de la parole et de l’écrit, les signaux étaient également au rouge.
- Le secteur du livre par exemple, qui comptait un grand nombre de librairies dans presque toutes les régions de Côte d’Ivoire, était en péril. De nombreuses librairies avaient fermé et les Ivoiriens, progressivement, se sont éloignés du livre.
- La BIBLIOTHEQUE NATIONALE, faute d’entretien, a été gagnée par la vétusté, devenant un poids lourd à porter pour tous.

Infrastructures culturelles
- Au titre des infrastructures culturelles, de nombreux édifices culturels avaient fermé. Il n’est que de citer les cas du célèbre CENTRE CULTUREL DE TREICHVILLE ou du THEATRE DE LA CITE à Cocody pour s’en convaincre.
- Par ailleurs, le PALAIS DE LA CULTURE BERNARD DADIE DE TREICHVILLE avait fait l’objet d’un saccage et trois de ses quatre salles ont été pillées (les salles de 1 500, 700 et 300 places). Le CENTRE CULTUREL JACQUES AKA de Bouaké n’avait pas été épargné.
- Avec la fermeture des salles du Palais des Congrès de l’Hôtel Ivoire et celle du CCF, la Côte d’Ivoire n’avait que très peu de salles de spectacles d’envergure.

Protection littéraire et artistique
- Dans le domaine de la protection littéraire et artistique, le BURIDA (Bureau ivoirien du droit d’auteur), l’organisme d’administration des droits d’auteurs, était dans la tourmente. Cette situation mettait les créateurs d’œuvres de l’esprit dans une situation précaire.

Voici la photographie, un état des lieux succinct, de la situation dont j’ai hérité à ma prise de fonction.


II-Au titre des stratégies, actions et activités conçues et mises en oeuvre

En conformité avec la vision du Président de la République de faire des arts et de la culture un vecteur essentiel de notre économie, nous avons proposé une matrice d’action au gouvernement dont l’adoption nous a permis de mettre l’ensemble de mes collaborateurs au travail .

A-Structuration et règlementation du secteur des Arts et de la Culture
- Un des piliers de cette vision est la STRUCTURATION ET LA REGLEMENTATION du secteur des arts et de la culture, qui doit déboucher sur la professionnalisation du secteur. Cela, vous le percevez, devra avoir pour résultat une bonne gouvernance et un meilleur rendement des professionnels qui animent la vie culturelle ivoirienne.
Au titre des actions que nous conduisons dans ce sens, il nous faut citer :
- Le projet de loi portant développement des industries culturelles ;
- Le projet de « loi dite du 1% artistique » qui fera obligation aux architectes de consacrer 1% des budgets de construction des édifices publics à l’acquisition d’œuvres d’art et l’embellissement des édifices.
-La loi portant copie privée ;
- Les textes de loi portant réforme du BURIDA ; du Palais de la culture, etc.
L’importance de ce chantier n’est plus à démontrer, car rien de solide ne peut se faire dans le délicat secteur des arts et de la culture sans $une réglementation rigoureuse.
En plus de ces chantiers juridiques, nous avons des chantiers qui visent à créer un vaste réseau d’infrastructures culturelles, pour donner au secteur une bonne dynamique.

B- Infrastructuration du secteur de la Culture
Nous sommes en train d’asseoir, à travers le PND (Plan National de Développement), un important programme de construction de nouveaux édifices dédiés à l’art.
Il s’agit principalement de :
- 12 centres culturels intégrés dans diverses régions de Côte d’Ivoire;
-9 centres des arts appliqués ;

- Nous travaillons actuellement à la construction du nouveau Musée et de la Nouvelle Bibliothèque d’Abidjan. Ces nouveaux édifices auront un visage futuriste, avec une architecture qui étonnera les Amis du livre. Ils vont coûter environ 20 000 000 000 F CFA.
- Nous sommes en train de travailler à la réhabilitation de l’existant. A cet effet, mes services et le BNETD travaillent à la réhabilitation du Palais de la Culture qui fut dégradé avec l’occasion de la crise postélectorale. Une mission a été conduite en Chine, pour consolider le mécanisme de réhabilitation. L’ensemble de l’opération de réhabilitation est d’environ 15 milliards FCFA.
- Nous avançons également dans les travaux de réhabilitation du Centre Culturel Jacques Aka de Bouaké.
- Au terme de ces opérations d’infrastructuration, les acteurs culturels pourront faire tourner leurs productions dans de nombreuses salles et pourront ainsi gagner convenablement leur vie. De nombreux emplois pourront être ainsi créés, pour résorber le chômage qui touche notre jeunesse.
- Au titre du secteur du cinéma, l’Office National du Cinéma (l’ONAC-CI), un office dont le rôle est de conduire une politique dynamique de relance de notre cinéma est opérationnel. J’ai confié la gestion de cet office à un des meilleurs cinéastes de notre pays.

Afin de donner un coup de pouce aux professionnels du secteur de l’art et de la culture, nous avons créé un important fonds de garantie logé dans une banque de la place. Ce fonds de garantie leur permettra d’accéder plus facilement aux crédits dont ils ont besoin pour faire prospérer leurs affaires, donner une vitalité à la vie culturelle et de créer des emplois.
- Au titre de la protection des œuvres de l’esprit, nous avons entrepris une réforme du BURIDA (Bureau Ivoirien du Droit d’Auteur) aux fins de le mettre en adéquation avec ses missions principales, celles de collecter et de répartir les droits d’une part, et d’autre part de trouver les mécanismes devant lui permettre de lutter efficacement contre le piratage des œuvres de l’esprit.

A cet effet, il convient de noter que l’audit diligenté a mis en évidence un déficit de plus de six (6) milliards.
Par conséquent, nous avons pris un ensemble de mesures, à savoir :
- la création d’une entente fonctionnelle avec l’OMPI pour la mise aux normes internationales du BURIDA;
- la réforme de cette institution par l’entremise d’un Comité provisoire de gestion et un assainissement de l’administration et des finances ;
- l’acquisition de locaux pour la Brigade culturelle de lutte contre la piraterie. Les capacités de cette institution seront renforcées par la mise à disposition de ressources humaines et matériels en collaboration avec le Ministère de l’intérieur ;
- l’appui financier apporté au BURIDA à hauteur de 25 millions en vue d’acquérir du matériel roulant pour accroître le niveau de recouvrement des droits.
Toutes ces mesures ont permis de verser aux auteurs, a mis parcours de l’exercice 2012, 99.509.755 F. Au total, en un an de suivi et de mesures pour l’assainissement progressif et total du BURIDA, c’est une somme totale de 144.899.785 f qui ont été repartis aux artistes pour un montant global de 350.312.583 f mobilisé en leur faveur des artistes.
Cela est largement au-dessus des 50 millions répartis durant ces dernières années. Dans cette même dynamique, le secteur de la discographie connaît aujourd’hui une réorganisation dans l’ensemble de la chaîne, en partant de la création et de la production à la diffusion.
-Au titre du FONDS DE SOUTIEN A LA CULTURE ET A LA CREATION ARTISTIQUE
La rationalisation de cet important instrument a permis le financement des activités majeures du département de la culture, entre autres :
- La prise en charge des frais relatifs au processus d’inscription de la Ville historique de Grand-Bassam à hauteur de 300 millions ;
- Le Festival National Vacances Culture ;
-Le Festival du Zanzan ;
- La Participation de la Côte d’Ivoire aux Salons du livre de Paris et de Genève ;
- La Participation au Festival de Cannes, par l’entremise d’un financement de 100 millions en guise de soutien à deux cinéastes. Cette volonté institutionnelle a permis un apport additionnel de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) au bénéfice desdits cinéastes;
- SIAPA (Salon international des Arts Plastiques d’Abidjan)
- Colloque international sur la Renaissance africaine et les leçons de la crise ivoirienne, Etc.
- Au titre de l’économie de la culture, des missions ont été diligentées sur toute l’étendue du territoire ivoirien pour faire l’état des lieux des infrastructures culturelles en relation avec le corps préfectoral et les maires. Cette activité a permis d’identifier 200 salles susceptibles d’abriter des activités culturelles, et donc qui feront l’objet de réhabilitation pour permettre aux créateurs d’avoir un large champ d’expression et d’améliorer leurs ressources.
- Au titre de l’INSAAC, un programme de réforme est en cours. Il permettra d’étendre les capacités d’accueil de l’institution sur une période de 30 à 50 ans.
Il en va de même pour la Nouvelle Bibliothèque Nationale et le Nouveau Musée des Civilisations. Ces réformes et nouvelles constructions permettront d’implanter les infrastructures et de relancer l’activité culturelle.
-Au titre de la Francophonie
L’Agence Ivoirienne de la Coopération Francophone (AICF) a connu une réforme dans le cadre de la mise en conformité avec les standards de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Par conséquent, une Commission Nationale de la Francophonie a été créée en lieu et place de l’ancienne structure. Elle aura pour mission d’implanter l’ensemble des programmes de l’institution-mère au bénéfice des populations ivoiriennes, par l’entremise de la désignation de points focaux dans les ministères concernés (Mines et Energie, Droits de l’Homme, Environnement, Développement durable, Bonne gouvernance, etc.).
- Au titre de la décentralisation de la culture, un vaste programme de notre institution permettra de couvrir l’ensemble des Directions Régionales sur le budget 2013 et l’ensemble des Directions Départementales sur le budget 2014-2015. De sorte que, sur l’ensemble du territoire, les communes et les grands quartiers, à l’instar d’Abidjan, soient dotées d’un Centre Culturel Intégré avec l’appui des partenaires au développement, dans le cadre du Fonds pour le Développement Culturel Local.

C-Sauvegarde et valorisation du Patrimoine
Ce chantier touche à la protection de notre identité nationale et participe des actions de réconciliation prônés par le gouvernement. Il s’agit de l’inscription de la Ville historique de Grand-Bassam pour laquelle le pays tout entier s’est mobilisé. L’enjeu culturel, économique et social en valait la peine. Cette inscription nous a coûté environ 300 millions. Cette somme sera très rapidement amortie, avec le flux de touristes que nous attendons. Après l’obtention de cette inscription, de grands chantiers s’ouvrent, à savoir, l’étude en vue de la réhabilitation et la restauration de l’ensemble des 32 édifices inventoriés. A cet effet, l’ancien Palais de Justice sera restauré avec le financement de l’Etat de Côte d’Ivoire, l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) et de la Mairie de Grand-Bassam.
- Après Grand-Bassam, nous nous attèlerons à faire inscrire d’autres sites culturels, pour renforcer notre appartenance au monde et asseoir la grandeur culturelle de la Côte d’Ivoire. Les Mosquées sahélo-soudanaises, les Pierres d’Ahouakro (Tiassalé) et bien d’autres sites culturels font l’objet d’études par mes services, pour leur éventuelle inscription.
- Dans le domaine de la protection du patrimoine, nous sommes en train de programmer un inventaire de nos richesses patrimoniales. Cet inventaire se fera par thème, pour gagner en efficacité et pour tenir compte du budget de l’Etat.
De fait, il est de culture partagée que le budget des Ministères chargés de la Culture doit correspondre à au moins 1% du budget de l’Etat. Toujours au titre de la valorisation de notre patrimoine, nous avons créé des Festivals régionaux qui sont en phase avec les aspirations de nos populations. Il s’agit notamment de :
- Festival des Arts sacrés de Korhogo ;
-Festival des lagunes ;
-La Route des Esclaves.

D- Rayonnement culturel et intellectuel
Un pays qui aspire à devenir un pays émergent se doit de promouvoir sa culture et de faire rayonner sa culture. C’est pourquoi, nous accordons une place de choix dans la mise en exergue de nos valeurs artistiques et culturelles. C’est dans cet esprit que s’inscrivent les actions suivantes que nous avons menées :
- Première participation officielle de la Côte d’Ivoire au prestigieux Salon du livre de Paris (mars 2011);
- Création du SIAPA (Salon international des arts plastiques d’Abidjan). Ce Salon permet aux acteurs des arts visuels d’avoir, ici en Côte d’Ivoire, une scène internationale qui participe du rayonnement de notre pays.
Pour nous permettre de penser notre présent et notre avenir, nous avons organisé un important colloque international sur le thème : « Renaissance africaine et leçons à tirer de la crise ivoirienne », en novembre dernier. Nous avons invité à l’occasion une trentaine de penseurs d’Afrique et du reste du monde.
Pour 2013, nous avons prévu d’autres colloques dont un sera consacré au thème suivant : « Afrique, de continent Mère à continent Avenir de l’humanité ».

E-DEVOIR DE RECONNAISSANCE
Notre ministère s’est imposé d’accorder une attention aux acteurs culturels qui méritent de la nation. Ces acteurs sont nombreux et souvent oubliés. C’est pour cette raison que, par devoir de mémoire, nous avons consacré une attention particulière à des sommités disparues comme Amédée Pierre, Zadi Zaourou.

CONCLUSION

Le Président de la République a promis transformer la Côte d’Ivoire en cinq (5) ans. Il ne s’agit pas que de construire des, routes, des hôpitaux, des universités, des immeubles ou des gratte-ciel, de doubler ou tripler des salaires pour rouler sur ces routes, accueillir dans ces hôpitaux et des universités des hommes et des femmes qui ne soient pas des humains qui soient proches du monstre, insensible à la douleur, aux cris, aux souffrances des autres, des plus petits, des plus faibles, des plus pauvres.
Le Ministère que j’ai la lourde mais passionnante charge de diriger est:
- Un ministère de créativité qui porte les rêves des Ivoiriens, favorise l’expression du génie de nos créateurs, protège et valorise les traditions millénaires héritées des anciens;
- Un ministère d’éducation et de formation qui assure la formation d’élite culturelle et artistique de la Côte d’Ivoire dans des établissements de référence ;
- Un ministère de coopération qui fait rayonner l’image de marque de la Côte d’Ivoire dans le monde et développe la coopération culturelle internationale à travers une diplomatie culturelle active ;
- Un ministère de développement qui redimensionne et participe de façon notable au développement économique et sociale du pays par la création d’emplois et de richesse et par l’implantation d’un esprit culturel de développement au sein des populations.
Au terme des cinq ans de son mandat, conformément à l’engament qu’il a pris de changer la Côte d’Ivoire, le programme de développement culturel du Président de la République aura permis d’atteindre les objectifs suivants :
- Le rayonnement culturel de la Côte d’Ivoire est assuré et confirmé;
- Une vie culturelle active, riche et variée est assurée aux Ivoiriens ;
- Les infrastructures culturelles sont disponibles sur l’ensemble du pays qui permettent la diffusion de l’art et de la culture ;
- Les biens culturels sont accessibles (livre, musique, cinéma, théâtre...);
- Toutes les régions du pays, les villes, les communes et les districts ont des évènements culturels de promotion du patrimoine ;
- Les artistes vivent mieux de leurs arts ;
-La piraterie est éradiquée ;
- La Côte d’Ivoire est redevenue une grande nation de la culture, faisant de sa richesse culturelle un produit d’appel touristique ;
- Les Ivoiriennes et les Ivoiriens sont redevenus fiers de leur culture.
Voilà le rêve que je suis chargé de vous faire partager. Rêvons donc ensemble pour notre pays d’une culture riche, grande et forte qui fasse la force, la richesse et la grandeur de notre nation.

Engageons-nous tous à le concrétiser.

Je vous remercie.
 

 

 

 
 
 
   
   
 
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