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FLASH ACTU :
"Abidjan on dit quoi" une exposition de jeunes talents,à la Rotonde des Arts du mardi 25 septembre au 24 octobre 2012.
Intégration culturelle: Le Festival des Arts et de la culture CEDEAO (ECOFEST) prévu en 2013.
CEDEAO: Vers une expérimentation de trois (3) langues transfrontalières, à savoir, le Peul, le mandingue et haoussa (Recommandation ACALAN)
Du 15 septembre au 17 novembre 2012,la Galerie Cécile Fakhoury présente : "Aujourd'hui je travaille avec mon petit fils Aboudia"
La fondation Blachère présentera du 29 juin au 7 octobre 2012, "Des tigres et des peintres"
 
 

 
Art contemporain : APRÈS DAK’ART 2012, PASCAL KONAN RÊVE GRAND
 
Ouverte du 11 mai au 10 juin 2012, cette manifestation a été un grand moment d’émotion pour Konan, auteur, avant son départ à Dakar, d’une série de portraits consacrés à Bernard Dadié, Christian Lattier, Amédée Pierre, Bottey Zadi Zaourou, des figures tutélaires de la littérature, de la sculpture, de la musique et du théâtre de Côte d’Ivoire dans son style si singulier.
Rappelant au spectateur que la vérité de la création ne réside point dans la répétition du réel, mais dans sa déconstruction, il offre une figuration informelle attachante. Rencontre avec un artiste qui, avec emphase et bonheur, ne se fait pas faute de déconstruire, avec frénésie, l’espace pictural.
Comment avez-vous accueilli votre sélection à DAK'ART 2012 ?
PASCAL KONAN: Avec une grande joie, une immense satisfaction. Je pense que c'est le couronnement d'un effort à un moment donné de mon parcours d’artiste. J’ai aussi conscience que ce prix n’est qu’une étape dans mon parcours. Au-delà du prix UEMOA, je reviens ragaillardi de cette Biennale vu la qualité des artistes présents, la qualité des oeuvres mises en lumière. On apprend toujours dans ces genres de rencontres. Je ne regrette pas d' y avoir participé. D' ailleurs, cette rencontre va influencer mes prochaines créations.

Rêviez-vous de participer à cette Biennale?
Oui ! c’était l'un de mes objectifs en tant qu'artiste africain vu que c' est une plateforme importante d' échanges entre créateurs et aussi avec les curateurs internationaux.

Quelles ont été vos impressions après l’obtention du prix UEMOA ?
En Côte d' Ivoire, j'ai déjà eu un prix : j’ai été lauréat du Grand Prix Guy Nairay 2009 de peinture organisé par l’agence Houkami Guyzagn que dirige avec beaucoup d’enthousiasme et de bonheur M. Thierry Dia. J’ai également été lauréat de la médaille d'or aux Jeux de la Censad à Niamey en 2009. C'est donc tout naturellement que Dak’Art, cette vitrine internationale mise à la disposition des artistes africains, était dans mon viseur. Comme impressions, c'est avec beaucoup d'émotions que j'ai appris de M. Wade OUSSEYNOU, secrétaire général de la Biennale de Dakar, que je suis le lauréat du prix UEMOA. Ce prix est la reconnaissance de mon travail d’artiste, de ma façon de penser et de faire de la peinture. Il est un encouragement dans mon exaltante carrière artistique. Il est vrai que j'ai connu des moments de joie avec le prix Guy Nairay et la médaille d'or aux jeux de la Censad à Niamey. Cependant, ce prix, en plus de la satisfaction ressentie, de l’intérêt des critiques d’art pour mon travail, m'interpelle : c’est le signe d'une exhortation au travail car l'effort fait des forts.

Qu'avez-vous développé comme thématique et avec quelle technique avez-vous rendu ce travail ?
" Sous les tropiques " est le tableau que j’ai présenté. A travers ce tableau, je voulais traiter de la vie en Afrique. Cette vie est souvent taxée de misérable par certaines critiques. Or il y a de l' hospitalité, de la convivialité dans cette vie. Cette une vie dans laquelle les communautés s' intègrent facilement. Pour moi, cette vie est un symbole de brassage, d'échanges et d' intégration. Je crois même que l'intégration est la vision de l'UEMOA ; l’intégration dans notre espace sous régional. Pour la technique, j'ai travaillé par la saisie des formes c'est-à-dire par contrastes. Je ne cherche plus à dessiner, je me dis qu'il faut saisir l'essentiel des formes. En les saisissant, l'œil arrive à faire le dessin tout seul. Je joue par des touches sur-imprimées, par des pixels. Ce qui fait que de près, on n'arrive pas à distinguer les formes ; en revanche, en s'éloignant du tableau, le spectateur constate que ces formes sont plus visibles. C'est aussi une façon pour moi de dire qu'il faut du recul pour comprendre la vie sous les tropiques. Evitons d' avoir un jugement fait d’a priori et hâtif sur cette vie-là !

Comment la critique a-t-elle accueilli vos œuvres ?
Vous savez qu'il y a toujours dans ces rencontres deux axes de critiques. Ceux qui aiment et ceux qui aiment moins. Cela dit, il faut prendre du recul pour mieux apprécier ces tableaux. Je dois reconnaître que les artistes qui représentaient la Côte d' Ivoire à cette Biennale ont été félicités pour la qualité de leurs oeuvres. Tel est le cas notamment d’Assié Romaric qui était également dans la sélection officielle de Dak’Art. En marge de la sélection officielle, il y a eu l' expo " off " où le travail des peintres ivoiriens était exposé. La preuve, je viens d' apprendre que mon oeuvre " Sous les tropiques " vient d' être désigné " Prix UEMOA de l' Intégration Africaine ". Ma présence à cette Biennale a donc marqué les esprits.

Grand Prix Guy Nairay en 2009, médaille d’or aux Jeux de la Censad en 2009, aujourd'hui sur les cimaises de DAK' ART…Quelle lecture faites-vous de votre parcours qui est pour le moins prometteur ?

C'est le fruit du travail, tout simplement ! Je ne vois pas d' autres explications. A force de travailler, on arrive à se dessiner une trajectoire. Je reconnais qu'il y a encore du travail à faire. Dak’Art et ce prix UEMOA sont, pour moi, une rampe de lancement. Dak’Art est une importante vitrine pour faire connaître les talents africains à l'international. Les artistes africains devraient s'intéresser à cette plateforme artistique. Ma carrière internationale, commencée aux jeux de la Censad à Niamey, pourrait prendre une grande allure avec cette Biennale. Je sais aussi que DAK' ART n'est qu'une étape parmi tant d'autres : il y a également la Biennale de Venise, Lyon, etc. Il y a tellement de challenges à relever qu'il ne faut plus dormir. A partir du moment où j'ai les yeux braqués sur moi avec les prix que j’ai pu glaner, je n'ai plus droit à l'erreur. Je n'ai pas encore 50 ans, j’ai encore du chemin à faire. J'ai noué de nombreux contacts que je mettrai à profit pour la suite de ma carrière.

Après avoir participé à un tel événement, croyez-vous en l'avenir de l'art sur le continent ?
Bien sûr ! Vous savez, j'ai discuté avec un Belge qui me disait que c'est presque un miracle de voir DAK' ART se tenir chaque deux ans. C'est l'une des rares plateformes qui rassemblent les artistes du continent et qui donne du souffle aux arts visuels africains. Nous avons des talents de toute sorte sur le continent ; tout est maintenant une question d'organisation pour leur permettre de se propulser vers l’avant. Dieu merci, il y a d'autres Biennales sur le continent qui sont porteuses d’espoirs: Côte d' Ivoire, Cameroun, Benin... Mon souhait est que Dak’art se perpétue pour l'essor de l'art en Afrique car c’est pour cela que cette biennale a été créée et qu’elle est soutenue par tous.

Comment le public sénégalais a-t-il réagi en découvrant vos oeuvres?
J’ai senti de la chaleur à mon égard. Le fait de savoir que la Côte d’Ivoire sort de crise y a peut-être contribué. Il y a eu, en tout cas, un courant de sympathie à l’égard des créations des Ivoiriens. Les Sénégalais se sont déplacés massivement pour voir nos travaux. Au-delà de l' aspect commercial, il y a la rencontre entre les peuples... Je crois que c'est un aspect positif de la Biennale.

Personnellement, quel profit avez-vous tiré de cette Biennale ?
Sur le plan artistique, j'ai été comblé parce il y a eu beaucoup d'échanges. Sur le plan relationnel, cette rencontre m' a permis de m'ouvrir à d' autres horizons pour ma carrière de peintre que je souhaite longue et fructueuse.

Après DAK' ART, avez-vous le regard tourné vers d'autres rendez-vous internationaux ?
Bien sûr ! La Biennale de Lyon est dans mon viseur. Il y a également celle de Venise, sans oublier celle de Berlin. Pour moi, un artiste se nourrit de ces rencontres qui, à n'en point douter, lui donne de l'envergure. Je travaille à cela.

Un mot pour conclure...
Je tiens à remercier le Ministre de la Culture et de la Francophonie pour l’honneur qu’il me fait en acceptant de me recevoir de façon solennelle, en présence des médias et des acteurs du secteur des arts. C’est dire qu’il est aux côtés des artistes. Je voudrais également remercier tous ceux qui, de près ou de loin, ne cessent d'apporter remarques et critiques à mon travail, pour m’aider à regarder l’horizon avec une belle force, avec une meilleure assurance. Je suis fier d'avoir représenté et honoré mon pays à la biennale de Dakar qui reste le principal carrefour des arts visuels de notre continent.
L'histoire de l'art, c'est l'histoire des artistes, l'histoire de leurs productions. C’est également, dans une certaine mesure, l'histoire de ceux parlent des artistes. Le fait que les journalistes en charge des arts visuels s’intéressent à mon travail est une bonne chose. Je leur dis un immense merci.

PROPOS RECUEILLIS PAR HENRI N’KOUMO, Directeur de la francophonie au ministère de la culture (CI)
 

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Le ministre de la culture et d
 
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