artprice
 
 
FLASH ACTU :
"Abidjan on dit quoi" une exposition de jeunes talents,à la Rotonde des Arts du mardi 25 septembre au 24 octobre 2012.
Intégration culturelle: Le Festival des Arts et de la culture CEDEAO (ECOFEST) prévu en 2013.
CEDEAO: Vers une expérimentation de trois (3) langues transfrontalières, à savoir, le Peul, le mandingue et haoussa (Recommandation ACALAN)
Du 15 septembre au 17 novembre 2012,la Galerie Cécile Fakhoury présente : "Aujourd'hui je travaille avec mon petit fils Aboudia"
La fondation Blachère présentera du 29 juin au 7 octobre 2012, "Des tigres et des peintres"
 
 

 
Abidjan:Le "village rasta" a été rasé, ses habitants déguerpis.
 
Le "village rasta" a été rasé, ses habitants déguerpis. Mais les hommes et femmes aux longs cheveux (dreadlocks) sont plus que déterminés à ne pas partir. Le village rasta se bat pour son existence. Ses habitants, désormais sans toit, et sans source de revenus, luttent pour leur survie.

Mémorable ‘‘mercredi noir’’
Du ‘village rasta’, il ne reste plus que des gravats grossiers de ciments, des morceaux de planches, des effets personnels et des portraits d’artistes musiciens reggae qui jonchent le sol, après le passage des bulldozers et d’un cargo de policiers équipés de matériel anti-émeute, aux premières heures de l’aube, le mercredi 11 Juillet.

“Un mercredi noir”, se souviennent les rastas qui vivaient sur le site. “Nous n’avons pas eu le temps de prendre nos affaires. Nous n’avons reçu aucune mise en demeure. Pourtant nous avons une attestation délivrée par la municipalité nous autorisant à occuper ce site”, s’indigne Blaka, qui affirme être venu habiter le "village rasta", pour trouver la quiétude au milieu de ses “frères”, après avoir été “victime de nombreuses tribulations dans le monde”.

A qui profite le déguerpissement?
“Nous sommes non-violents et nous prônons la paix. Qui dérangeons-nous? Et à qui profite ce déguerpissement?”, s’interroge Dongo Patricia, assise devant ses effets personnels étalés à même le sol. Patricia est l’épouse de l’artiste musicien rasta surnommé “Bulldozer”. Tous deux habitent le ‘village rasta’.

Articles liés
A la découverte du Village Rasta!
Le nom d’un certain Zaher - un opérateur économique et ressortissant d’origine libanaise- revient constamment sur les lèvres des jeunes rastas lorsqu’on leur demande qui les a fait déguerpir de là. Zaher aurait, selon ce qu’ils ont ouï dire, acquis cette propriété foncière à prix d’or. Une pratique courante en Côte d’Ivoire, où plusieurs fois des parcelles habitées ont été cédées à plus offrant et où la contestation des riverains a été soit étouffée soit matée.

“Même la gendarmerie et la municipalité de Port-Bouët n’en savent pas plus que nous. Encore moins le ministère de la Culture vers qui nous sommes allés pour nous renseigner. Il y a paradoxe”, s’étonne Blaka. Les tentatives pour entrer en contact avec le présumé acquéreur sont restées vaines.

“Crime contre une minorité pacifique”
“C’est un crime contre nous les rastas, un crime contre une minorité pacifique. Notre communauté est un exemple d’union. Nous ne connaissons ni divisions politiques ni querelles, et nous prônons la paix et l’amour”, affirme Joseph Naba 29 ans, barbe hirsute, et cheveux cachés sous une longue chéchia rouge, debout au milieu des décombres du village rasta, brandissant une pancarte à l’effigie de Sa Majesté Haïlé Sélassié’.

“Crime contre la culture universelle”
Pour Koko Shenko, 31 ans, artiste peintre rasta, habitant du village, “ce déguerpissement sauvage n’est pas seulement un crime contre la communauté rasta en Côte d’Ivoire, c’est un crime contre la culture universelle”.

Pour l’auteur de la quasi-totalité des fresques murales qui décorent le site du village, “tout le monde s’émeut parce que des mausolées sont en train d’être détruits à Tombouctou, au Mali. Mais avec la destruction du village rasta, c’est un pan de la culture ivoirienne et de la civilisation universelle qui est effacé. Le monde devait s’en offusquer”.

Le village rasta comptait en son sein une galerie d’art exposant la plupart des œuvres produites par les artistes qui y habitaient. A présent, la galerie n’est plus qu’un tas de décombres au milieu desquels Koko Shenko traîne lentement les pas, l’air pensif.

Résister à l’oppresseur et réclamer justice
“Peut-être veut-on nous contraindre à rejoindre le monde et à y mener une vie vicieuse pour survivre. Mais c’est impossible, c’est contre la philosophie rasta. Nous nous sentons mieux au sein de notre communauté”, crache Foloh Jah, habitant du village.

Avis partagé par la jeune rasta Fatoumata Traoré, qui se fait désormais appeler Mama Africa, depuis son entrée au village rasta, où elle vit avec son fiancé, qui lui est également rasta.

“Ici, dans la famille rasta, on vit ensemble et en harmonie. L’oppresseur est venu casser notre demeure pour qu’on suive le monde. Nous sommes jeunes, mais nous ne suivrons pas le monde. On se sent mieux ici en communauté, c’est la meilleure vie, on préfère ça. On ne rejoindra pas le monde”, affirme Mama Africa.

Mama Africa a rejoint de nombreux autres jeunes rastas qui se sont regroupés sur le site du village détruit pour, disent-ils, “dire non à l’oppresseur et réclamer justice”, mais pas en posant des actes violents, mais plutôt en chantant. Au milieu des tambours de différentes tailles et des grelots, ils entonnent ‘nyabinghi’, un chant de combat dont l’écho retentit loin.

Selay Marius Kouassi, Abidjan

 

Vacances culture 2012 : Coup de projecteur sur Florence et Fernande
La présélection pour les finales de « Vacances culture 2012 » dans la région du Bélier a permis de découvrir des talents au sein de la gent féminine. Notamment dans le domaine du conte. Il s’agit de M
 
Art contemporain : APRÈS DAK’ART 2012, PASCAL KONAN RÊVE GRAND
Ouverte du 11 mai au 10 juin 2012, cette manifestation a été un grand moment d’émotion pour Konan, auteur, avant son départ à Dakar, d’une série de portraits consacrés à Bernard Dadié, Christian Latti
 
Dak’art 2012 : Le Ministre Maurice Bandaman félicite le vainqueur du prix Uemoa
Les artistes qui ont représenté la Côte d’Ivoire à la biennale de l’art africain contemporain, Dak’art 2012, du 11 mai au 10 juin dernier ne sont rentrés bredouilles.

Le ministre de la culture et d
 
Fête de la musique : La Côte d’Ivoire rend hommage aux pionnières de la musique ivoirienne
Abidjan vit à l’heure de la musique depuis le mercredi 20 juin dernier. Et ce dans le cadre de la célébration de la fête de la musique. Le top départ a été donné le mardi 20 juin à l’auditorium de l’I
 
Université de Cocody : BIENTÔT UN MONUMENT EN MÉMOIRE DES VICTIMES DE VIOLENCES
Un monument sera bientôt réalisé sur le site de l’ancien terminus d’autobus, au campus de Cocody, en mémoire de toutes les victimes des moments difficiles en milieu universitaire. L’information a été
 
Dak’Art 2012 : YOUNES BABA-ALI, LAURÉAT DU GRAND PRIX
Le prix Léopold Sédar Senghor a été remporté par le Marocain Younes Baba-Ali lors de la dixième biennale de l’art africain contemporain : « Dak’Art 2012 », placée sous le thème « Créativité contempora
 
Exposition « Les maîtres de demain » : DES JEUNES TALENTS MIS EN LUMIÈRE À LA GALERIE SAINTE CÉCILE
« Beauté éternelle », la toile N°41, du jeune peintre Isidore Koffi a été acquise par M. Loua Diomandé amateur d’art de passage à l’exposition « Les maîtres de demain » qui se tient du 22 mai au 31
 
Record mondial de vente d’œuvre d’art : 120 MILLIONS DE DOLLARS POUR « LE CRI » DE MUNCH
Le nouveau record mondial de vente d’œuvre d’art vient d’être battu, ce mercredi 2 avril avec l’œuvre « Le Cri » d’Edvard Munch qui a été adjugé à un collectionneur qui a gardé l’anonymat à 119,92 mil
 
Enchères : 19 MILLIONS DE DOLLARS POUR UNE AQUARELLE DE CÉZANNE
Pièce principale des enchères de printemps chez Christie's à New York, une oeuvre du peintre français Paul Cézanne a été vendue mardi après quelques minutes d'enchères.
Elle n'avait plus été exposé
 
Henriette Diabaté aux artistes plasticiens : « L'HARMONIE, C'EST LA RÉCONCILIATION DE NOS DIFFÉRENCES »

Aux artistes plasticiens ivoiriens réunis à Katadji, les 28 et 29 avril, dans la région de Sikensi à 75 km d’Abidjan, la Grande Chancelière de l’ordre national, Mme Henriette Dagri Diabaté a prôné l
 

 

 
 
 
   
   
 
Vernissage-exposition photos
20/06/2012
Plus de détails
 
VERNISSAGE "PORTRAIT DE CAMPAGNE"
07/06/2012
Plus de détails
 
Jems Koko à la Rotonde des Arts
31/05/2012
Plus de détails
 
Jean Claude HEINEN à Eureka galerie
Du 20 avril au 12 mai
Plus de détails
 
Exposition en ligne chaque mois
Une fois par mois
Plus de détails
 
 
 
 
Accueil         |         Qui sommes nous?         |         Galerie         |         Boutique         |         Contacts

Copyright WAPE-ART© 2011